La repentance, une saveur de
liberté!

"Produisez donc
du fruit digne de la repentance,"
Matthieu 3:8
Bien involontairement, je
me suis rendu compte que, suite à la méditation sur la réconciliation,
il y a une belle suite logique dans les semaines suivantes. Nous sommes
passés d'abord par la compassion, le pardon, et cette semaine la
repentance.
Certaines personnes
croient, à tort, que la repentance est une formule magique, facile à
utiliser, qui permet de retourner dans le péché comme bon leur semble,
au gré de leurs fantaisies, au rythme de leurs compulsions.
L'avertissement que Jean le baptiste sert aux pharisiens, est aussi
valable pour nous les chrétiens. Être sauvé, n'est pas un laissez-passer
pour s'envoyer en l'air comme bon nous semble, revenir se faire
pardonner et repartir par la suite, pour ne donner que cet exemple. Les
pharisiens croyaient que le fait d'avoir Abraham comme Père, leur
donnait une sorte "d'immunité diplomatique" face à Dieu.
Regardons maintenant le
mot "repentance". Dans les deux formes du grec, pour lesquelles le mot
est utilisé, nous avons, dans un premier temps, les définitions
suivantes : "changement de mentalité, d'intention, d'avis. Tristesse
qu'on éprouve de ses péchés, et la douleur d'avoir offensé Dieu" et,
dans un deuxième temps : "changer son esprit, se repentir, changer
d'avis, regretter,changer son esprit pour mieux, s'amender de bon coeur
avec une aversion extrême pour ses péchés passés." Avez-vous
remarqué, dans les deux définitions, comme il y a peu de place, pour le
compromis, le "deal" (en français courant). Comme je le soulignais la
semaine dernière, c'est Dieu qui demeure le mieux placé pour évaluer la
sincérité d'une personne repentante. Pour nous, c'est difficile. Par
contre, les fruits, qu'une personne porte, parlent d'eux-mêmes.
(Actes 26:20)
C'est ce à
quoi Jean nous invite d'une façon, pour le moins, impérative, même si,
au risque de me répéter, il s'adresse ici aux pharisiens. Comment ne
pourrais-je me sentir concerné ?... Il m'arrive encore d'être "religieux"
à mes heures, malheureusement. Le problème avec la repentance à
répétition est fort simple: à force de se repentir, de rechuter, de se
relever etc., toujours avec le même problème, c'est notre crédibilité
pour nos proches, nos frères et sœurs, qui en prend pour son rhume.
"Une bonne réputation vaut mieux
que le bon parfum"
Ecclésiaste 7:1.
Comme serviteurs et
imitateurs de Christ, nous avons de grandes responsabilités selon sa
Parole, en effet Paul nous dit :"Or,
il ne faut pas qu'un serviteur du Seigneur ait des querelles; il doit,
au contraire, avoir de la condescendance pour tous, être propre à
enseigner, doué de patience; il doit redresser avec douceur les
adversaires, dans l'espérance que Dieu leur donnera la repentance pour
arriver à la connaissance de la vérité,"
2 Timothée 2 : 24-25. Inutile de vous
rappeler que "les adversaires" sont parfois des gens qui ont la même foi
que nous, et qui sont aussi très proches de nous et pas nécessairement
des inconvertis. Quoi qu'il en soit, la repentance nous conduit à la
connaissance de la vérité, selon ce passage. Au verset suivant
(26),
il y a une réalité qui est fort bien soulignée :
"et que, revenus à leur bon sens,
ils se dégageront des pièges du diable, qui s'est emparé d'eux pour les
soumettre à sa volonté."
Moi je me
sens concerné car il m'arrive encore, trop souvent à mon goût, de me
faire piéger. Le problème n'est pas tellement de se repentir, que d'être
bien au fait que pour demeurer dans cet esprit, il faut de la
persévérance dans la prière, ainsi qu'un soutien fraternel. Ça prend les
deux impérativement. Il faut aussi savoir crier à l'aide quand le besoin
se fait sentir. Ça fait également partie de la bonne réputation dont il
est question un peu plus haut. La repentance, pour Dieu, est une forme
d'engagement envers Lui, avant quiconque, c'est très sérieux. Quand
Jésus a dit à la femme adultère :
"Femme, où sont ceux qui
t'accusaient? Personne ne t'a-t-il condamnée? Elle répondit: Non,
Seigneur. Et Jésus lui dit: Je ne te condamne pas non plus: va, et ne
pèche plus." Jean 8: 10-11.
Essayons d'imaginer le regard plein d'amour et de compassion de Jésus à
cet instant précis. Le
"Non, Seigneur"
de la femme
est fort éloquent, tout comme le :
"va, et ne pèche plus"
du Christ.
Ce passage, m'aide beaucoup à comprendre l'aspect libérateur de la
repentance, la femme est certainement partie sans laisser la moindre
trace de pas sur le sol, tellement elle devait se sentir légère. Cette
liberté nous est tous accessible. Nous l’avons dans l’Esprit qui nous
habite. C'est ma conviction et la vôtre j'espère.
"Le Seigneur
ne tarde pas dans l'accomplissement de la promesse, comme quelques-uns
le croient; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu'aucun
périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance." 2
Pierre 3:9
Bonne
méditation !

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