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Tout le monde à table !
Quel est parmi vous le père qui donnera
une pierre à son fils, s’il lui demande du pain? Ou, s’il
demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent au lieu d’un
poisson?
Luc
11:11
D'entrée de
jeu, je dois vous faire une confidence, je sors d'une fin de
semaine très éprouvante, du, entre autres, à un mélange de
problème de santé, de combats avec moi-même ect…Une fin de
semaine dans la chaire où Dieu a simplement résisté à mon
orgueil, à mes exigences. Je vous ferai grâce de toutes les
folies qui me sont passées par la tête. Heureusement il y a eu
quelques pauses apaisantes et un retour à la "normalité". Mais,
en regardant tout ceci avec une certaine distance, je rends
grâce au Seigneur pour ce temps d'épreuve.
Quand j'ai
finalement lâché prise, avec l'aide du Seigneur, il va sans
dire, la communication avec Lui s'est rétablie. Comme la fin du
silence radio, lorsqu'un vaisseau spatial fait son entrée dans
l'atmosphère. Ce silence qui, d'ordinaire, dure entre deux et
trois minutes, mais parfois, selon l'angle d'entrée, comme lors
de la mission Apollo 13, ça peut aller jusqu'à 4 minutes. Ce
temps peut paraître une éternité, lorsqu'il s'agit d'une
question de vie ou de mort, ou encore, lorsque nous vivons des
coupures de contact avec Dieu sur une plus longue période.
Mais vous me direz, c'est
quoi le rapport avec le passage d'aujourd'hui ?… C'est assez
simple, on demande… on demande, puis on se dit, spécialement
quand le Seigneur répond d'une manière qu'on n'aurait pu
imaginer… ou totalement différente de ce que l'on attendait :
"Ce n'était pas la volonté de Dieu !" et à force de toujours
raisonner ainsi, nous passons en phase découragement, pour se
retrouver finalement dans un sentiment d'abandon… d'abattement…
pour finalement lâcher prise et redonner le volant au Seigneur.
Pourquoi faut-il toujours se compliquer la vie pour se rendre du
point A au point B ? Ne croyons surtout pas que tout ce que nous
demandons à Dieu est forcément contraire à sa volonté, parfois
le problème est ailleurs. La prière commence inévitablement par
un élan de foi, le verset suivant est un incontournable à ce
sujet:
"Or
sans la foi il est impossible de lui être agréable; car il faut
que celui qui s'approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu'il
est le rémunérateur de ceux qui le cherchent."
(Hébreux
11:6) Ca ne peut être plus clair je pense. Je vous rappelle que
le sujet est vaste, je ne fais qu'un léger survol.
Le passage de Luc
d'aujourd'hui est extrêmement riche en enseignements de par sa
profondeur. De prime abord, littéralement, il est question de
nourriture. Mais dans les faits c'est beaucoup plus que ça. Ce
que Jésus dit en
Matthieu
et Luc 4:4,
réfère directement au passage de l'ancien testament que l'on
cite moins souvent:
"Il t'a
humilié, il t'a fait souffrir de la faim, et il t'a nourri de la
manne, que tu ne connaissais pas et que n'avaient pas connue tes
pères, afin de t'apprendre que l'homme ne vit pas de pain
seulement, mais que l'homme vit de tout ce qui sort de la bouche
de l'Éternel."
(Deutéronome
8:3)
Avez-vous remarqué comme nous sommes parfois "sélectifs" dans
les réponses qu'on attend, ce que nous voulons entendre, de qui
nous voulons l'entendre, de QUOI nous voulons nous nourrir, et
QUI doit nous le servir. Voilà, je pense, une zone de distorsion
majeure dans nos prières à l'occasion. Nous abordons le
Seigneur comme s'il était une sorte de restaurateur qui nous
offre un menu, et quand l'assiette n'est pas à notre goût, on
retourne le tout aux cuisines et on dit:"Ce n'est pas ce que
j'avais demandé, ce n'est pas ce à quoi je m'attendais, ce n'est
pas ce que j'ai besoin ! "Quel mépris !quelle prétention ! pas
surprenant que, parfois, nous puissions avoir l'impression
d'obtenir en réponse à nos prières une couleuvre et une brique.
Peut-être que j'extrapole en disant "nous", et que je devrais
parler en "je" seulement… qu'en pensez-vous ?
Comme je
tiens à vous garder dans cette lecture jusqu'à la fin, je me
contenterai de parler en "je" et en "il" (ici il s'agira d'un
"je" mais à la troisième personne) si vous vous reconnaissez à
quelques endroits, alors je serai rassuré. Sinon, donnez-moi
votre témoignage au plus vite, je veux savoir. Il m'est arrivé
nombre de fois, et encore aujourd'hui de faire des demandes au
Seigneur, mais ma chaire sournoise, Lui dicte des conditions,
consciemment ou inconsciemment. Le résultat est cependant le
même, on ne marchande pas avec Dieu. Il m'arrive de m'adresser à
Lui correctement, comme il me demande de le faire, mais les
réponses ne vont pas nécessairement dans le sens anticipé, ne
passent pas par les personnes que j'aurais souhaitées etc.
Dieu ne m'a
jamais donné une roche ou un serpent en guise de réponse, c'est
vrai, mais Monsieur (moi) a un petit problème. Il aurait aimé,
parfois, du saumon fumé accompagné d'un Brie triple crème, et
d'un beau gros pain italien, d'une livre de beurre, acheminé
dans son salon par le livreur de son choix. Le Seigneur sait que
Monsieur fait de l'hypertension et du cholestérol et il en tient
compte dans sa réponse sans déroger à sa Parole, à ses
promesses, il lui a envoyé de magnifiques filets d'achigan, que
Monsieur, (toujours moi !) a eu le plaisir d'attraper lui-même à
la pêche sportive à 5 minutes de chez lui. Le tout, accompagné
d'un bon pain 14 céréales. Que Monsieur se lève maintenant ne
serait-ce que pour faire un semblant d'argumentation. Je crois
plutôt qu'il va s'agenouiller pour rendre grâce à Celui qui a
une vision pour lui, le souci de ce qui est bon pour son enfant,
pour moi.
En dehors de l‘image, la
portée de ce passage va bien au-delà de la nourriture. Il touche
tous les aspects de notre vie :
"La vie
n'est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le
vêtement ? "
(Matthieu 6 :25b) Le Seigneur
a des façons bien à Lui de se manifester pour tous nos besoins.
Mais, soyons juste conscients que sa vision outrepasse la nôtre.
Jésus nous dit :
"Si
vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. "
(Jean 14:14). Plusieurs ajoutent à ceci : selon sa volonté.
Oui, c'est vrai mais souvent le problème ne se situe pas, tant
au niveau de la volonté de Dieu que dans notre façon de faire,
dans l'intention. C'est du moins, ce que laisse entendre le
passage suivant :
"Vous
demandez, et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal,
dans le but de satisfaire vos passions. "
(Jacques 4:3) Voilà une nuance importante, car, si on demande
mal, nous ne sommes assurément pas dans la volonté de Dieu, car
notre passion n'est plus centrée sur SA personne divine. Pour
ceux qui auraient envie de me dire que dans ces conditions,
personne ne mourrait, ou ne serait malade je réponds que Dieu
est souverain et il a regard sur la vie et la mort, dans de
telles conditions, je m'en tiens, pour aujourd'hui, à
l'enseignement de Jésus sur la prière en
Matthieu 6
:9-13.
La prière pour ces circonstances particulières, demande que le
sujet soit abordé plus à fond dans une méditation future.
Alors
qu'attendons-nous pour demander avec un cœur qui lui est
entièrement dévoué ? C'est possible vous croyez ?…
Je termine par le cri de
ralliement que ma mère lançait quand j'étais tout jeune :
"Allez !… tout le monde à table ! le
repas est servi". Mes deux jeunes frères et moi sortions de nos
tanières au sous-sol et arrivions tel un ouragan dans la salle à
manger, la maison en tremblait. De vrais enragés qui dévoraient
en un temps record, tout ce qui se trouvait sur la table comme
si ça faisait des semaines qu'ils n'avaient pas mangé, tellement
c'était bon ! On savait d’avance que le repas serait succulent
car ma mère était une excellente cuisinière. On savait que, ce
qu'elle préparait serait à notre goût, qu'on en aurait en
quantité, mais avant tout, elle savait parfaitement ce qu'elle
avait à faire, comment le faire, et bien mieux que nous, mais
pour nous.
Ne
devrions-nous pas aborder la prière pour nos besoins de la vie
courante, un peu de la même façon, en sachant que notre Père
céleste est le cuisinier par excellence, que, ce qu’il veut nous
donner, c’est le meilleur pour nous ? Faire de ces moments de
relation avec le Seigneur, un véritable festin rempli de
promesses,de plénitude et d'intimité avec Lui et en Lui ? Ne
devrions-nous pas être gourmands et excités à la prière,
simplement à l'idée d'entrer en relation étroite avec notre Père
céleste ? Dans son amour infini, Il a autre chose qu’une roche
et un serpent à offrir en retour, c’est une certitude, la Parole
l’atteste.
Bonne
méditation !
"Je vous dis encore
que, si deux d'entre vous s'accordent sur la terre pour demander
une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui
est dans les cieux. Car là où deux ou trois sont assemblés en
mon nom, je suis au milieu d'eux."
(Matthieu 18:
19-20)


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