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Croix et Résurrection… indissociables !

 

"12 Or, si l’on prêche que Christ est ressuscité des morts, comment quelques-uns parmi vous disent-ils qu’il n’y a point de résurrection des morts ? 13  S’il n’y a point de résurrection des morts, Christ non plus n’est pas ressuscité.14  Et si Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, et votre foi aussi est vaine.15  Il se trouve même que nous sommes de faux témoins à l’égard de Dieu, puisque nous avons témoigné contre Dieu qu’il a ressuscité Christ, tandis qu’il ne l’aurait pas ressuscité, si les morts ne ressuscitent point.16  Car si les morts ne ressuscitent point, Christ non plus n’est pas ressuscité.17  Et si Christ n’est pas ressuscité, votre foi est vaine, vous êtes encore dans vos péchés,18  et par conséquent aussi ceux qui sont morts en Christ sont perdus.19  Si c’est dans cette vie seulement que nous espérons en Christ, nous sommes les plus malheureux de tous les hommes."

1 Corinthiens 15 : 12-19

 

Quand il est question de salut en Christ, l'emphase est souvent mise sur les souffrances, sa mort à la croix. En fait il ne s'agit que de la moitié du "processus". L'autre moitié, tout aussi importante, réside dans la résurrection, la victoire spectaculaire de Jésus-Christ. Le premier livre aux Corinthiens au chapitre 15 est très éloquent en ce sens.

 

Bien que, l'idéal serait de lire le chapitre en entier, j'ai choisi cet extrait comme sujet de réflexion d'aujourd'hui, je me permettrai quelques petites incursions dans le reste du chapitre, pour soutenir certaines observations. Dans mon esprit, il y a une évidente commutativité entre croix et résurrection. Le passage met en lumière l'absurdité de la mort de Christ, s'il n'y a pas de résurrection, comme certaines personnes pensent, même à notre époque. Paul souligne très bien cette réalité au verset 12.

 

Allons-y au plus simple : pour qu'il y ait une résurrection, il faut au préalable une mort. Ça va de soi vous me direz, mais continuons la réflexion mais à l'inverse. Dans le plan initial de Dieu, pour son fils d'abord, et pour nous ses enfants par la suite, il ne pouvait y avoir de mort sans résurrection. Jésus l'avait annoncé : "Pendant qu'ils parcouraient la Galilée, Jésus leur dit: Le Fils de l'homme doit être livré entre les mains des hommes; ils le feront mourir, et le troisième jour il ressuscitera…" (Matthieu 17: 22-23). Jésus le répète à plusieurs reprises par d'autres passages… Mais pourquoi donc ? Dieu ne pouvait-il pas rétablir les choses autrement ? La réponse est dans cette autre question : Est-ce que Dieu commet des erreurs ?... En ce qui me concerne, c'est très clair.

 

Revenons à notre passage. Notre vie serait un cul-de-sac sans la résurrection de Christ, (verset 13 et 14). Dans ce passage Paul affirme que notre prédication et notre foi seraient vaines sans cette résurrection. Il en rajoute un peu plus en disant que suivant cette éventualité insensée, nous serions de faux témoins de Dieu (verset 15). Ça ne s'arrête pas là, dans l'état des choses, nous serions encore sous le poids de nos péchés (verset 17) et pire encore au verset 18, nous serions perdus. Il est donc exclu que la résurrection n'ait pas eu lieu, et surtout de ne pas y croire, si nous appartenons à Christ. 

 

Jean-Pierre Ferland, à mon goût personnel, a saboté l'une de ses plus belles chansons, juste par un petit bout de phrase anodin, qui m'achale royalement quand je l'entend : "le paradis, c'est ici, y a pas d'autres vies" grrrrrrrrrrrrrrrrrrrr !... j'ai des frissons d'horreur quand j'entend ça, car le reste du texte est une superbe chanson d'amour et que dire de la mélodie. Le verset 19, tend à confirmer ce que je ressens, si notre existence, ne tenait qu'à notre simple passage sur terre comme Ferland le laisse entendre dans ce segment de chanson.

 

Dans la Parole, Paul nous affirme en allant plus loin : "Si c'est dans cette vie seulement que nous espérons en Christ, nous sommes les plus malheureux de tous les hommes. " (1Cor 15: 19)…  du Paul inspiré de Dieu… comme je l'aime !... direct, sans détour. Cette vie n'est donc pas celle à laquelle Dieu nous a destinée. Imaginez ce que devient la vie d'un non croyant, quand son ou ses dieux, s'effondrent. Et même nous parfois, lorsque nos idoles conscientes et inconscientes se dévoilent au grand jour avant de s'écrouler par la force de l'Esprit Saint. Le vrai grand bonheur n'est donc pas ici, il y a une autre vie. Et c'est pour cette vie que nous devons placer nos espoirs en Christ, parce qu'il est mort et ressuscité en prévision de cette réalité.

Un peu plus loin dans le chapitre 15 du premier livre aux Corinthiens, nous voyons très bien l'ordre des choses établies par Dieu, en fonction de cette "seconde" vie, l'avènement de Christ: "Mais maintenant, Christ est ressuscité des morts, il est les prémices de ceux qui sont morts. Car, puisque la mort est venue par un homme, c'est aussi par un homme qu'est venue la résurrection des morts. Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ, mais chacun en son rang. Christ comme prémices, puis ceux qui appartiennent à Christ, lors de son avènement. " (1 Cor 15 : 20-23). C'est d'une simplicité déconcertante, une belle et grande vérité que nous devons nous approprier. Tous les petits bonheurs que nous goûtons ici sur terre, doivent être savourés à fond en gardant à l'esprit, qu'ils sont éphémères, compte tenu de leur durée, et de la brièveté de notre passage ici. Il en est de même pour nos désirs humains ou charnels qui affectent notre âme, versus les considérations de Dieu comme on peut le lire dans la Parole : "Bien-aimés, je vous exhorte, comme étrangers et voyageurs sur la terre, à vous abstenir des convoitises charnelles qui font la guerre à l'âme." (1 Pierre 2:11) Autre vérité à considérer dans ce passage, nous sommes étrangers et voyageurs dans ce monde, tel que nous le connaissons.

 

La mort de Christ prend tout son sens dans sa résurrection, et sa résurrection prend tout son sens dans sa mort. L'un ne va pas sans l'autre. Mais au jour marqué de Dieu, la vie en Lui sera l'accomplissement de notre héritage éternel en tant que cohéritiers avec Christ !

 

Bonne méditation !

 

"Jésus lui dit: Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort;"

Jean 11:25 

 

" Le dernier ennemi qui sera détruit, c’est la mort. "

1 Corinthiens 15 : 26

 

" Lorsque ce corps corruptible aura revêtu l’incorruptibilité, et que ce corps mortel aura revêtu l’immortalité, alors s’accomplira la parole qui est écrite: La mort a été engloutie dans la victoire. O mort, où est ta victoire? O mort, où est ton aiguillon? L’aiguillon de la mort, c’est le péché; et la puissance du péché, c’est la loi. Mais grâces soient rendues à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ! "

1 Corinthiens 15 : 54-57

 

 

 


Lorsque vous apercevrez cette petite colombe c'est qu'il y a nouveauté!



  
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