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Le Salut n'a rien d'humain
"Et Jésus lui dit: En vérité, je te dis:
Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis."
Luc 23: 43
Voici un grand sujet
d'actualité, non pas parce que nous sommes, au moment d'écrire,
dans la période de Pâques, car j'aurais pu tout aussi bien
l'écrire à Noël, et ça n'aurait rien changé. La Parole est
conçue pour être dégustée quotidiennement, et pas seulement les
jours de fêtes décrétées par les hommes. J'ai vraiment le goût
d'examiner avec vous ce passage, mais particulièrement ce qui
vient avant:
"
39 Et l'un des malfaiteurs qui étaient pendus, l'injuriait, disant:
N'es-tu pas le Christ, toi? Sauve-toi toi-même, et nous aussi.40
Mais l'autre, répondant, le reprit, disant: Et tu ne crains pas
Dieu, toi, car tu es sous le même jugement?41 Et pour
nous, nous y sommes justement; car nous recevons ce que méritent
les choses que nous avons commises: mais celui-ci n'a rien fait
qui ne se dût faire.42 Et il disait
à Jésus: Souviens-toi de moi, Seigneur, quand tu viendras dans
ton royaume."
(Luc 23: 39-42)
(version Darby)
D'abord
Luc, dans son souci du détail, nous amène une précision qui
démontre l'horreur de la crucifixion, au cas où on l'aurait
oublié, lorsqu'il décrit le malfaiteur comme étant "pendu" (par
les mains clouées). Petit détail hors sujet: en fait, on
crucifiait à un endroit précis près des poignets, d'après des
expérimentations scientifiques sur des cadavres humains
directement dans les mains, ça n'aurait pas tenu. L'archéologie
a permis de découvrir que, chez plusieurs crucifiés, on a
remarqué que les pouces étaient repliés à l'intérieur de la
main. Conséquence de l'endroit on l'on plantait le clou, dans le
poignet, un nerf relié au pouce en était affecté, ce qui
provoquait ce mouvement du pouce vers l'intérieur. Je suis
conscient que cet intermède peut provoquer en vous des frissons
d'horreur, imaginez ce que ça été pour Jésus !… Personnellement,
ça m'aide à mieux comprendre, mieux imaginer le prix élevé que
Christ à payé, pour mon salut, son amour inqualifiable. Aucun
être humain sur terre n'avait cette capacité, c'est purement
divin.
Dans ces conditions extrêmes,
un être humain qui souffre affreusement, dira, soit des sottises
(Verset 39), soit des choses
songées, (Verset 40) ce qui
demandait certainement beaucoup d'énergie dans les
circonstances. La mort par crucifixion étant provoquée
principalement par la suffocation (dans certains cas, des écrits
historiques de l'époque, rapportent le fait que certains
crucifiés agonisaient pendant près de trois jours avant de
mourir). Le brigand repentant, a utilisé ce qui lui restait de
force pour afficher à Jésus, la reconnaissance de sa divinité.
Le verset 40 est d'une clarté déconcertante à ce sujet. L'homme
a très bien identifié Jésus, et ce n'est certainement pas à
partir d'un plan détaillé, nul autre que le Saint-Esprit pouvait
faire une œuvre de la sorte dans des conditions aussi atroces.
Il reconnaît que Jésus subit
le même jugement qu'eux, à la différence, que Christ n'a rien
fait qui justifiait ce traitement
(Verset 41b)comme la Parole le dit:
"Lui qui n'a point commis de péché, Et
dans la bouche duquel il ne s'est point trouvé de fraude;"
(1 Pierre 2:22) Mais selon son
plan divin : " Dieu a condamné le
péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre
Fils dans une chair semblable à celle du péché,"
(Romains 8:3b). Jésus a donc souffert les conséquences des
péchés du brigand qui, lui, souffrait le châtiment pour ses
propres transgressions, comme cet homme le souligne au verset
41a. Ça donne l'impression d'un
double paiement. Mais dans les faits, toutes fautes étant
toujours commises envers Dieu d'abord, Christ ayant tout pris
sur Lui, ceux qui reconnaissent ces vérités, ne périssent pas
mais ont la vie éternelle(Jean 3:16). Cette action, n'est
possible à mon avis, que sous l'élan du Saint-Esprit.
C'est dans cet esprit que le
verset 42 prend toute sa force,
sa puissance. Prenez bien le temps de vous y arrêter, c'est un
moment historique, déterminant. Le brigand est assurément l'une
des premières personnes à vivre l'application du plan de Dieu
pour nous, à un moment, ou plusieurs croyaient, qu'avec la mort
de Jésus, tout était fini. Personne ne lui avait donné de
"marche à suivre", pas de "prière de consécration" pas de
processus compliqués. Un simple contact, entre Dieu et son
enfant. La puissante simplicité de Dieu, Sa volonté révélée
par l'Esprit Saint, même si celui-ci n’avait pas encore été
déversé sur terre de manière "at large" comme au jour de la
Pentecôte. Encore une fois, on voit le brigand aborder Jésus, en
reconnaissant sa Seigneurie, ce à quoi, Jésus n'a jamais résisté
durant son ministère, sujet que j'ai déjà abordé dans:
Le Seigneur… démasqué ? . Ce fut assurément un moment rempli
d'émotion pour les deux, malgré cette grande souffrance commune.
Et Jésus, qui n’avait, lui non plus, pas d’énergie à revendre,
est resté tout de même fidèle à son ministère, à sa mission, à
la volonté de son Père,
dans sa réponse, remplie d'amour et de compassion:
" En vérité, je te dis: Aujourd'hui tu
seras avec moi dans le paradis" (verset 43) Dans cet
épisode, il n'y a absolument rien d'humain, c'est Dieu qui a
accompli son œuvre sur toute la ligne.
Ce passage avec les deux
malfaiteurs, n'est pas sans me rappeler celui-ci, même si c'est
dans un contexte différent:"Celui qui
cherchera à sauver sa vie la perdra, et celui qui la perdra la
retrouvera. Je vous le dis, en cette nuit-là, de deux personnes
qui seront dans un même lit, l’une sera prise et l’autre
laissée; de deux femmes qui moudront ensemble, l’une sera prise
et l’autre laissée. De deux hommes qui seront dans un champ,
l’un sera pris et l’autre laissé." (Luc 17: 33-36)
J'y vois tout de même un certain parallèle.
Un ami pasteur avec qui j'ai
eu plusieurs bonnes discussions, m'avait amené un jour, une
belle image sur la réalité que le salut n'a rien d’humain. Il me
disait dans son bel accent anglophone: " Tu marches dans la vie,
puis durant ta promenade, tu aperçois une porte, en haut de la
porte, il y a un écriteau sur lequel est inscrit le mot
"quiconque" avec une petite référence
(Jean 3: 16). Tu regardes, tu penses, tu réfléchis, puis
quelque chose te pousse à entrer, comme un vent:
"Le vent souffle où il veut, et tu en
entends le bruit; mais tu ne sais d'où il vient, ni où il va. Il
en est ainsi de tout homme qui est né de l'Esprit."
(Jean 3:8). Une fois de l'autre côté, tu te retournes et tu
aperçois un autre écriteau où il est inscrit:" Élu avant la
fondation du monde" avec la petite référence
(Éphésiens 1:4). Du hasard ?
Certainement pas, de la volonté humaine ? Encore moins. Quelque
chose qui goûte bon, de merveilleusement divin ! Le salut n’a
vraiment rien d’humain.
Mes
excuses pour les détails sordides dans ce texte, je ne voulais
certes pas faire un Mel Gibson de moi, j'espère seulement que
lorsque que vous entendrez l'expression: "les souffrances de
Christ à la croix", vous ayez une perspective plus juste en
rapport avec ce qu'il a subit et souffert, pour notre salut
finalement, pour Nos transgressions, Nos souffrances, Nos
maladies. Avons-nous encore des doutes sur ce Salut ?
Je vous souhaite un bon temps
de méditation!
"Car c’est par la grâce que vous êtes
sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous,
c’est le don de Dieu."
Éphésiens
2:8

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