SOMMAIRE










 

 
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Ni un roman à l'eau de rose, ni un cauchemar…

 

"Mais est-ce que c’est bien du Christ que vous avez entendu parler? Est-ce que c’est lui qu’on vous a enseigné, selon la vérité qui est en Jésus? Si oui, vous devez laisser votre vie d’autrefois. Avant, vous étiez pleins de désirs trompeurs qui vous détruisaient. Eh bien, ce que vous étiez avant, il faut vous en débarrasser comme d’un vieux vêtement. Comprenez les choses d’une façon nouvelle, selon l’Esprit de Dieu. Et, comme si vous mettiez un vêtement neuf, devenez une personne nouvelle. Cette personne nouvelle est créée comme Dieu veut: la vérité la rend juste et sainte."       

                                                        Éphésiens 4: 21-24  (Parole de Vie)

 

Ce passage d'Éphésiens est tellement cité, et cité à toutes les sauces, que c'est à se demander comment il est compris, et quelle en est l'application pratique. On pourrait être porté à croire que "devenir une personne nouvelle", devrait s'apparenter à des vacances au club Med. Penser qu'en étant croyant que notre vie est exemplaire en tous points, être membre actif d'une église, être impliqué à fond dans un ministère, nous place à l'abri de tout, s'adonner à des divers rituels auxquels on rattache des versets, suivant une interprétation un peu tirée par les cheveux.

 

On peut penser tout le contraire, essayer de partir un club de pessimistes, avec la certitude, que ça ne fonctionnera jamais. Regarder un verre devant nous et se dire qu'il est à moitié vide. Croire que la vie en Christ en est une de misère, d'épreuves à répétition, que le pot va irrémédiablement suivre après les fleurs. Nous pouvons même entendre ce genre de discours démagogique: "nous sommes au bord du précipice, faisons ensemble un pas en avant !", l'équivalent d'avoir un esprit sectaire. Ça existe encore malheureusement, et de façon très subtile dans certains cas. Il y a des gens qui croient que le salut se perd !... Moi, je pense que si le salut se perd… je suis assez con pour le perdre, et surtout, assez con pour croire que j'ai des droits d'auteur sur une action totalement divine. Je n'argumenterai pas outre mesure, ce n'est pas le but de ce texte. J'ai néanmoins beaucoup de respect, beaucoup d'amour pour mes frères et sœurs qui ont une opinion différente.

 

Dans le paragraphe précédent j'ai amené deux courants de pensée diamétralement opposés dans la perception de la vie chrétienne. Je suis persuadé, que la vérité se situe quelque part à mi-chemin, sans tomber dans les extrêmes. La marche avec Christ, n'est pas un roman à l'eau de rose, mais ce n'est pas non plus: l'île aux malheurs sans fin.

Dans la perspective du roman à l'eau de rose, la réalité risque de frapper comme un train, un de ces quatre. Dans celle de l'île aux malheurs sans fin, le résultat n'est guère plus reluisant, un vrai cauchemar. Mais comment peut-on vivre une vie éclairée en Christ entre ces extrêmes ?  Une amie nous a amené, à mon épouse et moi dernièrement, une observation intéressante et, ma foi, remplie de vérité. Un paradoxe en apparence mais, en examinant bien, tout se tient à merveille. Je ne veux pas exposer son argumentation de peur d'en oublier des parties importantes, je me contenterai de vous exposer la réflexion que cette observation a suscitée en moi. Elle cite d'abord un passage dans l'ancien testament, le Psaume 128  que voici :

 

" Cantique des degrés. Heureux tout homme qui craint l'Éternel, Qui marche dans ses voies! Tu jouis alors du travail de tes mains, Tu es heureux, tu prospères. Ta femme est comme une vigne féconde Dans l'intérieur de ta maison; Tes fils sont comme des plants d'olivier, Autour de ta table. C'est ainsi qu'est béni L'homme qui craint l'Éternel. L'Éternel te bénira de Sion, Et tu verras le bonheur de Jérusalem Tous les jours de ta vie; Tu verras les fils de tes fils. Que la paix soit sur Israël ! "

 

D'entrée de jeu, ça ressemble, je dis bien, " Ça ressemble" au club Med, dont je parlais précédemment. Puis elle amène différents passages du nouveau testament qui nous disent que vivre en Christ, c'est aussi une vie dans la souffrance. Je vous raconte ceci de mémoire, il est possible que les passages diffèrent de ceux que cette amie bien aimée nous a amenés:

"car il vous a été fait la grâce, par rapport à Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui, "   (Philippiens 1:29) 

"Afin de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort, " (Philippiens 3:10) 

" Mais toi, sois sobre en toutes choses, supporte les souffrances, fais l'oeuvre d'un évangéliste, remplis bien ton ministère. " (2 Timothée 4:5)

"Réjouissez-vous, au contraire, de la part que vous avez aux souffrances de Christ, afin que vous soyez aussi dans la joie et dans l'allégresse lorsque sa gloire apparaîtra. " (1 Pierre 4:13)

"Et c'est à cela que vous avez été appelés, parce que Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces, " (1 Pierre 2:21)

 

En lisant ces passages, on peut être tenté de penser que la vie chrétienne en est une de misère et de martyre. Les apparences peuvent nous porter à croire qu'il y a contradiction avec ce qu'on lit spécialement dans le livre des psaumes. Le contraste est évident, mais, en y pensant bien, j'y vois une certaine complémentarité.

 

Dans les faits, la vie de Christ sur terre n'a pas été un jardin de roses, spécialement vue de nos yeux humains, mais pour Dieu c'est assurément un succès comme tout ce qu'Il accompli d'ailleurs, car Il ne se trompe jamais. Regardez l'impact de son passage, de son ministère !…N'en sommes-nous pas des preuves vivantes, du fait que nous pouvons nous identifier avec assurance comme ses enfants ?  Au travers ses discours, les miracles qu'Il opérait, les pharisiens qui le harcelaient, l'opposition qu'Il rencontrait, le rejet, l'accueil, tout ce qui est survenu avant sa mort à la croix, durant son agonie à la croix (avec l'un des deux brigands crucifiés avec lui, plus particulièrement). Pendant une épreuve, une souffrance, nous pouvons, volontairement ou involontairement devenir une source de bénédiction pour notre entourage. Jésus l'a été !…pourquoi pas nous ?… Nous pouvons être prospères, productifs, heureux dans la seule présence de Christ en nous,  peu importe les circonstances, comme Lui l'a été dans la présence de Dieu en Lui, dans sa communion constante avec le Père.

 

Si notre bonheur, notre prospérité, ne reposent que sur nos réussites humaines, alors il est possible que le psaume 128 et plusieurs autres, deviennent de belles paroles en l'air. Si notre réussite repose en Christ, peu importe la situation, nous pouvons nous approprier ces Paroles inspirées de l'ancien testament comme du nouveau naturellement, sans risque de distorsion entre les discours, voilà une grande source de réconfort. Nous découvrons une merveilleuse harmonie divine dans la diversité des textes. Sous la nouvelle alliance, nous avons l'avantage d'avoir Christ, c'est la différence majeure avec le peuple sous l'ancienne alliance qui attendait sa venue, celle du Messie. C'est ma compréhension des choses et comme toujours, votre opinion vaut la mienne.

 

Bonne méditation !

 

"Celui qui croit en moi, "des fleuves d'eau couleront de son coeur, et cette eau donne la vie". On lit cela dans les Livres Saints. "

Jean 7:38

 


 

 


Lorsque vous apercevrez cette petite colombe c'est qu'il y a nouveauté!



  
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