|
¯
Que reste-t-il…
¯
"L’homme de bien a pour héritiers les
enfants de ses enfants,"
Proverbes 13:22 a
Les moins jeunes d'entre nous
reconnaîtront l'air que je chantonne par écrit dans le titre.
Plusieurs (les Québécois en particulier) reverront dans leur
tête : Claude Blanchard, appuyé sur un piano à queue, cigarette
d'une main, "rafraîchissement" de l'autre, interprétant cette
chanson, de Charles Trenet, en guise de thème pour cette vieille émission de
variété. La chanson évoque une grande nostalgie du passé, sur
laquelle je ne m'attarderai pas, si vous n'avez pas d'objection.
Qu'aurons-nous laissé à nos
enfants ?… que restera-t-il ? Je ne parle pas d'héritage au sens
matériel, monétaire etc. Mais en terme spirituel, l'essentiel
quoi, quelles valeurs leurs laisserons-nous ?
Je réfléchis souvent à ça,
ces temps-ci. Évidemment, quand on s'y arrête, on peut tomber
dans les pièges de l'ennemi, dans de faux raisonnements. Il ne
s'agit pas de s'adonner à un exercice de culpabilisation sur ce
que l’on aurait dû faire ou ne pas faire. On n'en finirait plus.
Nous devons peut-être aborder la question différemment. De quoi
avons-nous hérité, de qui, et que faisons-nous de cet héritage.
Ceci peut nous aider à mieux aiguiller notre réflexion.
En toute honnêteté, habité
par le respect et l'amour que j'ai pour vous, je me contenterai
de parler pour moi. J'ai choisi le passage suivant afin
d'illustrer ma pensée:
"15
Et vous n'avez point reçu un esprit de servitude, pour
être encore dans la crainte; mais vous avez reçu un Esprit
d'adoption, par lequel nous crions: Abba! Père!
16
L'Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous
sommes enfants de Dieu.
17
Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers:
héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois
nous souffrons avec lui, afin d'être glorifiés avec lui.
18
J'estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être
comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous.
19
Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la
révélation des fils de Dieu.
20
Car la création a été soumise à la vanité, -non de son gré, mais
à cause de celui qui l'y a soumise, avec l'espérance
21
qu'elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption,
pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de
Dieu."
(Romain 8: 15-21)
Ouf !… il y a du "stock" dans
ce passage. À mon sens, tout est là !... Il y aurait beaucoup à
dire et à écrire sur ce petit extrait, mais je m'en tiendrai à
quelques points seulement.
Ce passage du livre aux
Romains résume bien
l'essentiel de ce que j'ai reçu, et ce que je veux laisser à mes
enfants, certes, mais aussi à mes petits-enfants, le tout, sans
aucun frais de notaire. Ceci n'enlève rien au fait que les
honoraires très élevés de cette vérité ont été acquittés par
Jésus-Christ :
"Vous avez été
rachetés à un grand prix;…"
(1 Corinthiens 7:23 a), La
deuxième partie du verset "…ne
devenez pas esclaves des hommes". (1 Corinthiens 7:23
b) est corroborée ici par le verset
15 de Romain 8.
Je suis enfant de Dieu (verset 16),
adopté par Lui (verset 15).
Ça devient de plus en plus
intéressant dans la suite des choses. Imaginez !…. sur le plus
grand contrat notarié qui existe, la Parole de Dieu. On y trouve
une clause qui dit: "Tu as le même statut d'héritier de Dieu que
Christ, tu es cohéritier". (verset
17) Naturellement la vie en Christ comporte des
moments difficiles, et douloureux mais il y a une finale
inqualifiable à l’autre bout. Ça sent la plénitude sans limite à
plein nez. WOW !… les millionnaires de la loterie peuvent aller
se rasseoir. C'est moi le millionnaire, c’est du moins ce que
Dieu essaie de me faire comprendre, spécialement les jours où
"des blancs de mémoire s’installent". Je suis parmi les heureux
bénéficiaires célestes. Et, c’est écrit en toute lettre, il y a
une gloire de rattachée à tout ça, qui m'échappe pour le moment
mais qui me sera révélé au temps opportun
(verset 18). Ça donne le
goût de l'attendre avec un ardent désir
(verset 19) , avec espérance
(verset 20). Comme enfant
de Dieu, je suis et je serai comme jamais, d'une façon parfaite,
affranchi et libre, comme il est réservé aux enfants de Dieu de
l'être. (verset 21).
Si je calcule le nombre
d’années que j’ai à passer sur terre en fonction de l’éternité
auquel Dieu me convie !... je ne sais pas pour vous, mais en ce
qui me concerne, il y a des priorités à revoir. Tout ceci n’est
pas simplement théorique, mais une réalité, sur laquelle j’ai
été peu enseigné, et encore moins, "initié" pour qu’elle
s’enracine en moi. Apprendre un verset par cœur, c’est plus
facile à faire que de l’appliquer, de le faire vibrer dans tout
mon être, de lui permettre de prendre vie quoi! Faire les deux
nous rend à la face du Seigneur de véritables "winners". (Mot
utiliser à profusion par Claude Blanchard dans ses
conversations, ses entrevues, mais dans un autre contexte, vous
l’aurez compris)
Voilà le plus beau cadeau que
je puisse laisser à mes enfants, à mes petits enfants, en parole
et en action. J'espère surtout leur transmettre le fait que
c'est LEUR héritage, ma "fortune" qui peut devenir la leur, à
laquelle ils ont déjà accès d'ailleurs, contrairement au
testament notarié traditionnel, qui prend effet, généralement, à
la mort de la personne qui l’a rédigé. Je ne sais pas si ce sera
une réussite sur toute la ligne… oups !...qu’est-ce que je viens
d’écrire là ?... Depuis quand suis-je habilité à "évaluer" la
réussite en matière spirituelle ?... Ce n'est pas celui qui
plante et arrose qui est important, mais celui qui fait croître,
Dieu lui-même (1 Corinthiens 3 :7).Si
vous permettez, je lui laisserai le soin "d’évaluer".
Il est écrit aussi:
"Instruis l'enfant selon la voie qu'il
doit suivre; Et quand il sera vieux, il ne s'en détournera pas."
(Proverbes 22:6). J'ai été élevé dans une famille
pour qui les valeurs spirituelles avaient une certaine
importance. C'est ce qui m'a grandement facilité les choses,
lorsque que j'ai fait ma rencontre personnelle avec le Seigneur.
Je ne partais pas à zéro, j'avais une bonne base. Au risque de
me répéter encore une fois : ce que ma descendance fera de cet
héritage, ne me regarde pas !...mon travail consiste à vivre,
transmettre ce que j’ai reçu, faire le relais, sans plus, c’est
ce que le Seigneur me demande, bien simplement. Ainsi
entendrai-je un jour : "C’est bien,
bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te
confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître. "
(Matthieu 25:23) Le reste, ça se passe entre eux et le
Seigneur, qui, à sa façon bien à Lui, sait prendre soin de sa
gloire, et de ceux qui sont siens.
Ne vous arrêtez surtout pas
aux apparences, il n’y a rien de prétentieux dans la citation du
dernier verset (au bas). L’intégrité dont il est question, ne
réfère pas à ma chair mais à l’être régénéré en moi, comme en
vous. Je vous souhaite un bon temps avec le Seigneur, dans la
lecture de ce texte, et par la suite, une bonne méditation !
"L'Éternel
connaît les jours des hommes intègres, Et leur héritage dure à
jamais."
Psaumes 37:18
…et, tant qu’à faire,
pourquoi ne pas terminer sur un extrait de la chanson du début…
¯ …que
reste-t-il… de ces beaux jours ?… une photo, vieille photo… de
ma jeunesse !
¯

6 ans

|