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Avancez en arrière SVP ! ?…
"C'est pour
la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes,
et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la
servitude."
(Galates 5:1)
Lorsque j'étais étudiant, le
transport en commun était mon mode de déplacement, comme la
majorité des jeunes de mon âge. À l'heure de pointe tout
spécialement, les autobus étaient remplis et lorsque l'on
montait à bord, on entendait très souvent cette phrase célèbre
du conducteur: "Avancez en arrière SVP!".
Dans les circonstances, malgré le paradoxe, c'était concevable
(voir souhaitable) et logique.
Dans notre marche chrétienne,
il en va tout autrement, à la lumière du passage d'aujourd'hui
et de plusieurs autres. J'ai dit "il en va" mais pour être
fidèle à la réalité, je crois que le conditionnel est de mise:
"il devrait" en être tout autrement. Ça touche tout ce qui nous
lie à autre chose qu'à Christ. Le problème se situe, à la base,
au niveau de la prise de conscience de notre identité en Lui. On
ignore, ou, on oublie qui nous sommes en Christ, conséquemment,
tôt ou tard nous retournons sous le joug de la servitude, c'est
quasiment un cercle vicieux. Le pouvoir que nous confère le
Seigneur est pourtant clairement défini dans la Parole comme en
fait foi ce passage:
"Mais à tous ceux qui l'ont
reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de
devenir enfants de Dieu,"
(Jean 1:12). Cette
identité nous donne accès à la liberté pour laquelle Christ nous a
affranchis justement. C'est écrit en toute lettre dans ce
passage et celui de Galates 5,
combinés !
Nous devons peut-être revoir
notre façon d'aborder la lecture de la Parole. Il ne s'agit pas
de lire la bible en un temps record, d'apprendre le plus grand
nombre possible de versets par cœur dans un objectif autre que
de permettre à L'Esprit Saint de nous souffler une compréhension
qui se reflète concrètement dans notre vie. Cet Esprit nous
amènera à mieux cerner les traits parfois cachés de l'esclavage
ainsi que les vertus de la vraie liberté, à mon humble avis. Si
nous développons un désire ardent de vouloir comprendre ce qu'on
lit, comme l'Éthiopien qui rencontra Philippe
(Acte 2: 27-39),
nous découvrirons inévitablement notre identité en Christ, et
conséquemment, nous n'avancerons plus en arrière. Nous
aborderons la Parole comme un festin auquel nous sommes conviés.
Ceci dit, examinons maintenant
la "liberté" versus le "joug de la servitude". La liberté en
Christ, est un état ou l'on est en communion étroite avec Dieu,
sous son entière dépendance, habité par son Esprit Saint:
"Or, le Seigneur c'est
l'Esprit; et là où est l'Esprit du Seigneur, là est la liberté."
(2 Corinthiens 3:17).
Dès lors, une paix divine s'installe. Si tout ceci n'était pas
accessible, pourquoi Dieu nous l'aurait enseigné ? Serions-nous
encore une fois devant un… choix ???
Le joug de la servitude est,
ni plus ni moins, le fardeau de l'esclavage. Comme nous ne
pouvons servir deux maîtres, tout ce qui n'est pas de Dieu, ne
nous mène certainement pas vers la liberté, mais vers
l'esclavage, sous un lourd fardeau, immanquablement. Car en
Christ, nous expérimentons une liberté qui n'est liée à aucun
poids."Venez à moi, vous tous
qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos.
Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je
suis doux et humble de coeur; et vous trouverez du repos pour
vos âmes .Car mon joug est doux, et mon fardeau léger."
(Matthieu 11: 28-30). Ce
passage est l'invitation par excellence de Jésus à l'abandon de
l'esclavage, au profit d'une vie gratifiante, édifiante, dont
l'aboutissement sera la liberté complète, parfaite, éternelle en
Sa présence. On peut déjà y goûter !… ce n'est pas de la
théorie, une belle philosophie mais une réalité.
Dans la deuxième épître
de Pierre au chapitre 2, verset 19c,
il est écrit quelque chose qui, après examen du contexte,
m'amène dans une sérieuse réflexion personnelle:
"car chacun est esclave de ce
qui a triomphé de lui."
Je refuse d'être dominé par
quoi que ce soit en dehors de la personne de Jésus Christ, même
si parfois je me fais avoir comme chacun de vous j'imagine.
Perdre une bataille ne signifie pas: perdre la guerre,
heureusement.
Revenons au passage de
Matthieu 11. Jésus affirme
entre autres:
"…car mon joug est doux, mon
fardeau est léger." En apparence on
croirait qu'il utilise deux mots synonymes l'un de l'autre mais
il y une certaine subtilité. En examinant le grec et différentes
traductions de la Parole, je crois que la version Parole de Vie
soulève admirablement bien la nuance:"Oui,
la charge que je mettrai sur vous est facile à porter, ce que je
vous donne à porter est léger."
Les commandements de
Christ sont léger, ses préceptes sont faciles à porter en
contraste avec les préceptes oppressifs et religieux des
pharisiens, du légalisme.
Nous n'avons donc pas à
demeurer dans l'oppression et l'esclavage, à notre époque tout
spécialement. La servitude peut prendre des formes, en
apparence, banales, nos pensées par exemple, ou plus
frappantes: le jeu compulsif, l'alcoolisme, la toxicomanie, la
pornographie, la pédophilie, la violence conjugale (physique
et/ou verbale) pour ne nommer que celles-là. Rien, de tout ce
que je viens d'énumérer, n'est sans solution pour Dieu, je crois
que tout le monde est d'accord sur ce point. CEPENDANT, son
action divine peut passer par la prise de décisions, parfois
difficiles, drastiques, radicales, mais combien nécessaires pour
donner le plein accès à Christ afin qu'il accomplisse son œuvre
libératrice conformément à SA volonté, et non selon nos
perceptions personnelles, même spirituelles, et ce, tant pour
ceux qui ont ce genre de problèmes, que pour leurs proches.
Dans la Parole, remarquez le
point en commun des grandes histoires d'esclavage: elles ont une
fin !… par la grâce, la puissance, la volonté de Dieu.
À la lumière de
Galates 5:1, AVANCEZ EN
ARRIÈRE équivaut à reculer dans les méandres de l'esclavage, de
la servitude. Se tourner et regarder à Christ, signifient: avancer
dans le lumineux sentier de la vraie liberté, malgré les
tempêtes de nos vie.

Bonne
méditation !
"Vous, frères et
soeurs, vous avez été appelés à la liberté, mais cette liberté
ne doit pas être une excuse pour vos désirs mauvais! Au
contraire, mettez-vous au service les uns des autres avec
amour."
(Galates 5:13) version
Parole de Vie

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