SOMMAIRE










 

 
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 La prière n’est pas un spectacle

mais une représentation…

 

"Lorsque vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites, qui aiment à prier debout dans les synagogues et aux coins des rues, pour être vus des hommes. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense." 

Matthieu 6:5

 

J'ai souvent été impressionné par la formulation des prières de certaines personnes. J'entends fréquemment des gens me dire : "ha !… telle ou telle personne… elle prie assez bien! … tu devrais l'entendre… c'est toujours des beaux mots !… on se sent transporté !…" Et j'en passe. C'est vrai, il y a des gens qui ont une facilité et une certaine agilité dans le verbe, l'expression, lorsqu'ils prient. Mon intention n'est pas de juger qui que ce soit, ou les formulations existantes, soyez rassurés. Soyons tout de même réalistes, la prière n'est pas un concours oratoire, une activité visant à mettre en valeur les talents sous toutes formes, ou encore une façon d’afficher notre niveau de connaissance de la Parole. Il s'agit d'une action qui génère en moi un contact étroit avec le Père céleste de qui je dépends. Je prie pour demander, je prie pour remercier, je prie pour m’entretenir avec le Seigneur, comme on peut le lire dans le passage suivant : "Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra" (Matthieu 6 :6).

Mais n'allons pas croire que ce verset exclu toutes prières en groupe, comme je l'ai déjà entendu. Dans ce passage Jésus fait ressortir le caractère intimisme, relationnel entre la créature et son créateur. Les gros rassemblements de prières ne datent pas d’aujourd’hui. Dans le livre des actes, entre autres, nous en avons plusieurs descriptions dont celle-ci : "Quand ils furent arrivés, ils montèrent dans la chambre haute où ils se tenaient d'ordinaire; c'étaient Pierre, Jean, Jacques, André, Philippe, Thomas, Barthélemy, Matthieu, Jacques, fils d'Alphée, Simon le Zélote, et Jude, fils de Jacques. Tous d'un commun accord persévéraient dans la prière, avec les femmes, et Marie, mère de Jésus, et avec les frères de Jésus." (Actes 1 : 13-14).

La prière est une histoire de cœur avant tout, en solitaire, ou en groupe. Mais rien, dans ce que j'ai dit jusqu'ici, ne fait référence à une quelconque forme de performance dans l'exécution. Le Seigneur recherche "farouchement" les cœurs qui lui sont entièrement dédiés:"Croyez-vous que l'Écriture parle en vain? C'est avec jalousie que Dieu chérit l'esprit qu'il a fait habiter en nous." (Jacques 4:5), et non des performants.

 

La prière est, pour moi, une expression intime de mon cœur envers celui de Dieu, un désir relationnel ardent entre moi et Lui, que, j'espère des plus intenses, même si malheureusement ce n'est pas toujours le cas.  Pour ce qui est de la sincérité, de mon amour, pour Lui, il est le seul à pouvoir l'évaluer. C'est ce qui me rassure, me permet de m'adonner à cet exercice avec confiance, dans SA paix. La beauté de la Parole réside dans la clarté des instructions que le Seigneur nous donne sur la prière, comme celle-ci d'ailleurs :        "En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés." (Matthieu 6:7)  et si nous prenons le même verset dans la traduction Parole de Vie, nous comprenons mieux ce à quoi Jésus veut en venir : "Quand vous priez, ne parlez pas sans arrêt, comme ceux qui ne connaissent pas Dieu. Ils croient que Dieu va les écouter parce qu'ils parlent beaucoup." Quoi ajouter de plus ?

 

Remarquez ceci, dans la méditation d'aujourd'hui, trois principes importants de la prière, spécifiquement dans la suite " Matthieu " que je vous propose :

En Matthieu 6 :5 : le caractère irréligieux de la prière (au sens des apparences dans ce cas-ci)

En Matthieu 6 :6 : le caractère intimisme de la prière (définissant la nature de cette action)

En Matthieu 6 :7 : le caractère révérencieux (toute forme de routine étant exclue)

                           

Jésus, le pédagogue par excellence, ne se contente pas d'expliquer ce qu’est ou n'est pas la prière, il donne des instructions claires sur la façon de prier, il nous donne le modèle pour s’inspirer dans la pratique et non une maxime à réciter, à répéter, comme le croient certains, spécialement par ce passage célèbre:

"Voici donc comment vous devez prier: Notre Père qui es aux cieux! Que ton nom soit sanctifié; que ton règne vienne; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien; pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés; ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin. Car c'est à toi qu'appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen!" (Matthieu 6 : 9-13).

 

La prière est donc quelque chose que nous devons prendre au sérieux. Le seul aspect (si je peux m’exprimer ainsi) "spectaculaire" dans cette pratique, est le fait qu'en s'y adonnant, nous obéissons au Père céleste, dans un moment privilégié de recueillement et de communion. La prière n’est pas un spectacle, mais une représentation des sentiments du cœur régénéré, dirigée vers Celui qui attise ce cœur… Dieu !

 

Bonne méditation !

 

"En effet, votre Père sait ce qu'il vous faut, avant que vous le demandiez."

           Matthieu 6 : 8b

 

"Je vous dis encore que, si deux d’entre vous s‘accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux. Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d'eux."

Matthieu 18: 19-20

 

 


Lorsque vous apercevrez cette petite colombe c'est qu'il y a nouveauté!



  
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