C'est qui le "boss" ici?

"Au jour du bonheur, sois heureux, et au jour du
malheur, réfléchis: Dieu a fait l'un comme l'autre, afin que l'homme ne
découvre en rien ce qui sera après lui."
(Ecclésiaste 7:14)
Nouvellement chrétiens,
fraîchement sortis du four, si vous me permettez l'expression, mon
épouse et moi étions tout feu tout flamme pour le Seigneur,
rassurez-vous, nous ne sentions ni le brûlé, ni le " pris au fond ".
Nous avions juste le goût suivre celui que nous venions de découvrir,
Jésus-Christ, nous faisions ce que nous pensions être la meilleure chose
pour nos enfants. Suivant cette révélation, nous avions convenu
d'inscrire notre fille aînée à l'école chrétienne l'Eau Vive, pour la
maternelle. Nous avions pris rendez-vous avec la direction et nous nous
sommes rendus à l'établissement avec notre bonne vielle grosse
automobile familiale qui était dans un état " moyen-minoune ". C'était
probablement le seul véhicule de la région qui roulait avec un moteur
V 7 !!! (Le huitième ayant rendu l'âme… une longue histoire).
Sur le chemin du retour,
nous savourions à peine notre joie quand tout à coup, à cinq ou six
véhicules devant nous, j'aperçois un policier, qui faisait un triage des
véhicules passant par là, au feu de la circulation. Une "opération
minoune " !… Je suis devenu pâle avec des sueurs, car je savais que
notre véhicule ne passerait pas l'inspection. Mon épouse n'était guère
plus rassurée que moi. Intérieurement, je disais au Seigneur : "
maintenant qu'on décide de te suivre, tu nous remercies en nous enlevant
notre auto ?… excuse-moi mais c'est quoi ton problème ?… ". Le feu passe
au vert, nous avançons avec peine et résignation. Lorsque nous arrivons
au feu de circulation, je signale pour tourner à gauche tout en sachant
que le policier me ferait signe de prendre la droite.
Au moment où nous
passons devant lui, il tourne le dos brusquement marchant vers la
direction opposée à nous. J'effectue le virage et je continue tout
bonnement en regardant dans le miroir le policier, s’étant rendu compte
qu'il venait d'en échapper un. Mon épouse se tourne vers moi en disant
: " Elle est bonne celle-là !… il ne nous a pas vu". Je me souviens de
la phrase qui m'est passée par la tête : " C'est qui le boss ici ? "
Jamais je n'aurais osé penser un tel scénario !… c'était divin ! Je ne
pouvais prévoir ce dénouement. Je l'écris et j'en ai encore des
frissons. Je revois encore ma fille assise à l'arrière, qui chantonnait,
sans s'apercevoir de rien. Quelle démonstration de la souveraineté de
Dieu je venais de recevoir !…
Cette anecdote illustre
bien la fin du passage d'aujourd'hui. Nous sommes souvent confrontés à
la nécessité de dépendre entièrement de Dieu, non pas comme un long et
interminable processus, mais LA seule alternative envisageable
finalement, car Dieu l'a voulu ainsi, comme le sous entend clairement
cette portion du verset : "afin que
l'homme ne découvre en rien ce qui sera après lui. " Dieu
tient mordicus que nous gardions nos yeux sur Lui et non sur les " mais
que va-t-il se passer maintenant, demain etc. "
" Ne vous inquiétez donc pas du lendemain; car
le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine. "
(Matthieu 6:34) L'expression : " C'est qui le boss ici ? "
peut paraître un peu crue mais Dieu est parfaitement en droit de me
la poser comme à vous d'ailleurs. Ai-je vraiment besoin d'énumérer dans
quelles facettes de nos vies, nous devons dépendre de Dieu ?... Je sais
…encore de la théorie en apparence, mais la seule option réaliste
pourtant. Quand je m'examine… euh !...on ne pourrait pas changer de
sujet ?... Voilà ce qui arrive lorsqu'un vieux "pot" d'enfance te lâche
un coup de fil " par hasard " et te "garoche" ce verset (celui
d'aujourd'hui), cette réalité, derrière la cravate, car j'y suis
fortement confronté au moment d'écrire ces lignes.
Terminons maintenant par
le début du passage. D'abord, allons en surface et rattachons-le au
passage suivant : "Réjouissez-vous avec
ceux qui se réjouissent; pleurez avec ceux qui pleurent."
(Romains 12:15) je crois que nous avons une belle vue d'ensemble.
Maintenant allons un peu plus en profondeur. Le Seigneur dit :
"au jour du malheur, réfléchis "…
réfléchis : de l'hébreux ra'ah se prononçant (raw-aw') se
définissant : voir, paraître, apparaître, regarder,
montrer, pourvoir, voici, comprendre, remarquer,
prendre garde, apercevoir, choisir, prendre
connaissance, observer, être témoin, fixer les yeux.
Les mots soulignés nous parlent beaucoup sur le sens de réfléchir dans
le présent contexte. Avez-vous remarqué que la définition exclue toute
notion d'apitoiement sur soi ? Le Seigneur nous invite, dans ces
instants de tristesse, à faire de l'observation, prendre des notes, nous
souvenir, à respirer par le nez, faire un arrêt sur image, nous
recueillir, à prier. Pour comprendre finalement que c'est lui qui a
permis les réjouissances comme les épreuves, pour que nous le
connaissions Lui : "Or, la vie éternelle,
c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as
envoyé, Jésus-Christ. "(Jean 17:3). Tout a été pensé en
fonction de son désir que nous dépendions entièrement de lui. En
conséquence, ne devrions-nous pas croire que nous sommes en formation
intensive en vue de la vie de plénitude à laquelle il nous a destinés
?... "…pour le perfectionnement des
saints en vue de l'oeuvre du ministère et de l'édification du corps de
Christ, " (Éphésiens 4:12) . Je crois que nous
pouvons le déduire, sans risque de nous tromper.
"C'est qui déjà le boss
ici ?..."
Bonne méditation !
" Ainsi parle l'Eternel,
ton rédempteur, le Saint d'Israël: Moi, l'Éternel, ton Dieu, je
t'instruis pour ton bien, Je te conduis dans la voie que tu dois suivre.
" Esaïe 48:17

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