Quoi!?...la réconciliation... un
ministère???

« Et tout
cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ, et qui
nous a donné le ministère de la réconciliation.Car Dieu était en Christ,
réconciliant le monde avec lui-même, en n’imputant point aux hommes
leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la réconciliation ».
2 Corinthiens 5: 18 -19
Et moi qui pensais pouvoir gérer les
conflits à ma façon, au gré de mes humeurs et de l’heure où je prends
mon café le matin. Voilà à quoi ressemble le tableau :
« pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi
nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés; »
Matthieu 6:12. « Si donc tu présentes ton
offrande à l’autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque
chose contre toi, laisse là ton offrande devant l’autel, et va
d’abord te réconcilier avec ton frère; puis, viens présenter ton
offrande. » Matthieu 5 : 23-24. « Heureux
ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu! »
Matthieu 5:9… et voici le cadre du tableau:
« C’est ici mon commandement: Aimez-vous les
uns les autres, comme je vous ai aimés. » Jean
15:12.
Nous vivons dans une société «eject»,
«delete», «escape», «undo», «shut down and restart». Le monde fonctionne
ainsi, regardez autour de vous. Mais Dieu ne l’entend pas de cette façon.
Il a une façon bien à Lui de nous rappeler que nos relations, d’abord
avec Lui, puis avec notre conjoint, nos enfants, et même nos frères et
sœurs en Christ, sont des engagements. Vous allez peut-être me dire
qu’il y a des exceptions, je ne cherche pas à argumenter, je préfère
laisser au Seigneur le soin de faire le triage. Il nous demande d’avoir
l’attitude, la disposition, d’être des ouvriers de paix, dans la mesure
ou nous Lui aurons obéi sur toute la ligne « S’il
est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous
les hommes. » Romains 12:18. Parfois, il arrive que ce ne
soit pas à notre niveau le problème, c’est une réalité. On a été
enseignés sur bien des vérités bibliques, mais rarement l’avons nous été,
sur la restauration d’une relation, la résolution des conflits. La
chair, étant ce qu’elle est, ne fonctionnant pas sur la base des
principes divins, doit-on s’étonner des résultats quand on la laisse
prendre les commandes ? (Jacques 4 : 3)
La réconciliation, selon Jésus-Christ,
repose sur un principe fondamental, le service de l’autre dans l’oubli
de soi. C’est ce que Christ faisait. Résumons le
tout par le mot «amour». Maintenant, nous devons garder à l’esprit qu’il
y a des implications importantes dans l’application de ce principe divin.
Rick Warren dans son livre : «Une vie motivée par l’essentiel » au
chapitre 20, nous propose sept étapes bien appuyées bibliquement dans la
restauration d’une relation : 1- En parler à Dieu avant quiconque 2-
toujours prendre l’initiative des « premiers pas » 3- Avoir de la
compassion pour l’autre 4- Admettre sa part de responsabilité 5-
S’attaquer au problème, non à la personne 6- se montrer le plus
coopératif possible 7- Insister davantage sur la réconciliation que sur
le règlement du conflit. Chacune des étapes est très bien expliquée. Je
ne saurais trop vous recommander la lecture de ce livre… 25 millions de
gens MINIMUM ! se sont déjà prêté à l’exercice. Je sais que dans
l’application, ça peut représenter autre chose pour plusieurs d’entre
nous, moi le premier, assez souvent même. Mais qui a dit que suivre
Christ ici bas, serait quelque chose de facile?... Voilà pourquoi nous
avons besoins les uns des autres pour y arriver, ainsi que de soutien,
d’encouragements mutuels, Christ étant la pierre angulaire de cette
communauté.
Le ministère de la réconciliation nous
confère des rôles, différents, mais importants. Dans une situation
conflictuelle, il doit d’abord y avoir des soldats dans la prières, des
chrétiens qui« s’engagent »à prier assidûment, fidèlement pour la
situation et les personnes concernées. Il y a aussi des gens appelées à
s’impliquer plus directement. Il est primordial de garder les attentes
en Dieu, en tout et pour tout. Cette perspective, nous permet de laisser
à L’Esprit Saint tout l’espace pour diriger et placer les bonnes
personnes aux bons endroits. J’aimerais attirer votre attention sur ce
point précis. J’ai entendu, et j’ai dit moi-même, souvent, et à maintes
reprises : « Ouf !… ça va prendre quelqu’un de ferré en titi pour
intervenir dans telle ou telle situation, avec telle ou telle personne
! » Mais considérons tout de même que les voies de Dieu, ne sont pas
les nôtres.
Excusez ce petit intermède, ce débordement,
le sujet est tellement important et tellement d’actualité…
Je disais déjà ?…Ah oui !… Esaïe 55:8
« Car mes pensées ne sont pas vos pensées, Et
vos voies ne sont pas mes voies, Dit l’Éternel. »
Donc la personne la plus «ferrée» demeurera
toujours Dieu, nous sommes de simples serviteurs, ne l’oublions pas. Je
vous raconte une courte histoire que j’ai lue dans une revue, pour bien
illustrer ce que je viens de dire.
Il y avait un chantier de construction
dans un quartier de New-York. Le chef de chantier surveillait les
travaux sur le trottoir quand un jeune garçon de 6 ou 7 ans s’approche
et lui fait cette remarque:«Monsieur !… la chose qui dépasse le toit en
haut …elle va tomber ! ». L’homme se tourna vers son jeune interlocuteur et
lui répond : comment se fait-il que tu ne sois pas à l’école toi ?…
cette édifice est bâti par des hommes qui connaissent leur métier tu
sais… ils suivent les instructions de personnes qui ont dessiné ce
bâtiment, qui sont allés très longtemps à l’école !… alors ne t’inquiète
pas… nous sommes des spécialistes, nous faisons ça tous les jours. Le
jeune garçon souri, et repart en faisant bondir son ballon de basket
ball et répétant à voix haute : « je vous le dit… ça va tomber… je le
sais moi ! » Plus tard dans la journée le contremaître monte à l’étage
en question. La curiosité le pousse à examiner, à tout hasard, la
fameuse structure dont le jeune garçon avait parlé. Il remarqua une
large fissure à la jonction du toit et de la corniche. Il fit évacuer le
chantier, pour ensuite faire démolir la corniche. Imaginez la
catastrophe qui a été évitée, tout ça à cause du sens de l’observation
d’un enfant qui passait par là tout bonnement et qui a aperçut la
fissure de toute évidence. On ne parle pas, d’un inspecteur en bâtiment,
d’un architecte, mais d’un enfant, et non d’un «ferré» dans le domaine.
De même pour nous, quand on dépend de Dieu on doit s’attendre à ce genre
d’intervention et ne pas limiter Dieu dans nos raisonnements humains.
Le ministère de la
réconciliation n’est pas spécifique à certains conflits, mais à toutes
les situations. Car Christ a tout pris sur lui à la croix, nos péchés,
nos souffrances, nos infirmités, nos maladies, nos angoisses etc. Son
sacrifice est parfait, parce que qu’il a permis de refaire le pont (brisé
au jardin d’Eden) entre nous et Dieu, ce qu’aucun homme ne pouvait
faire. Nous sommes tous invités à participer à ce ministère. Nous
pouvons aussi faire à notre tête, écouter la chair et suivre les
courants mondains. Nous avons le choix entre le chemin large ou le
chemin étroit.
« Entrez par la porte étroite. Car large est la
porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a
beaucoup qui entrent par là. »
Matthieu 7:13
La dernière
partie de ce verset (et il y en a
beaucoup qui entrent par là)
est malheureusement la triste réalité de
plusieurs chrétiens, faute de soutien fraternel, faute de ressources
disponibles, ou refusant délibérément toute forme d’aide pour toutes les
raisons inimaginables. Aussi entendons-nous trop souvent la phrase
facile : « Moi je me mêle de mes affaires ! Les affaires des autres ça
ne me concernent pas » Cette pensée va carrément à l’encontre de la
pensée de Dieu. Il
«a mis en nous la parole de la
réconciliation » conséquemment, quand
un frère ou une sœur souffre, l’assemblée …devrait souffrir, la Parole
emploie le verbe devoir au présent et non au conditionnel, dans cette
séquence biblique
(1 Corinthiens 12:26). De plus, ne
négligeons jamais de demander à Dieu qu’il nous anime de sa grande
sagesse en toute occasion.
Pour conclure, je
constate que ce ministère vise d’abord au rétablissement d’une relation,
ainsi qu’au respect de nos engagements. Le Seigneur nous amène à devenir
des artisans de paix selon sa divine vision, afin qu’il nous appelle
Fils de Dieu. Cette paix de Dieu, dis-je bien, n’a pas de prix
« Mieux vaut un morceau de pain sec,
avec la paix, Qu’une maison pleine de viandes, avec des querelles. »
Proverbes 17:1. Comme quoi on peut
feindre, faire semblant, donner l’apparence de, se cacher derrière les
plus beaux artifices du monde, cette paix sous-entend une action
commune, une prise de position claire dans le ministère de la
réconciliation. Le Seigneur fait tout, mieux que quiconque, mais en son
temps Je termine avec cet encouragement de Jésus :
« Mais le consolateur,
l’Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes
choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. Je vous laisse la
paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne.
Que votre coeur ne se trouble point, et ne s’alarme point. »
Jean
14 : 26-27
Bonne méditation !

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